Découvrez la face cachée du clitoris…

C’est un organe qui cache bien son jeu : alors que l’on croit qu’il se limite à une toute petite excroissance sur le haut de la vulve, il est en réalité dix fois plus grand que ce qu’on peut voir de l’extérieur. Les très récentes modélisations en 3D du clitoris permettent d’observer comment cet organe est constitué : des pattes, quatre au total, qui viennent se poser à cheval sur la paroi vaginale.

« La partie externe du clitoris ne représente qu’un dixième de sa taille totale », précise la sexologue Ava Oiknin.

Les deux peuvent avoir une érection

Remontons au commencement : lors que l’on n’est encore qu’un embryon asexué, l’appareil génital n’est pas formé et pourrait ressembler, peu ou prou, à un sexe féminin. Il faut que les chromosomes viennent mettre leur grain de sel pour différencier les filles des garçons : le chromosome Y va faire se développer le pénis, tandis que deux chromosomes X vont constituer un appareil génital féminin.

Ce sont donc les mêmes organes de départ qui vont prendre deux formes différentes : une urètre intégrée dans le pénis, couronné d’un gland, pour les hommes, une urètre autonome et un clitoris surmonté d’un capuchon pour les femmes.

Autre point commun entre pénis et clitoris : il s’agit de deux corps caverneux qui se gonflent de sang sous l’effet de l’excitation (massage, caresse…) Le clitoris peut avoir une « érection » en quelque sorte.

Mais question sensibilité, l’avantage revient aux femmes : le clitoris, seul organe entièrement dédié au plaisir puisqu’il n’a aucune autre fonction, porte 8000 capteurs sensoriels. En comparaison, le pénis ne compte que 4000 capteurs sensoriels.

Orgasmes clitoridiens ou point G, même combat

Si clitoris et pénis ont donc bien des racines communes et comptent nombreux points de ressemblance, ils se distinguent toutefois par leur structure.

Le clitoris est ainsi constitué de deux bras longs d’environ 10cm qui se prolongent en interne tout le long des lèvres.

Le point G est le lieu où ces quatre ramifications se divisent et la stimulation du point G est en réalité une stimulation du clitoris par l’intérieur.

Il n’existe donc pas deux formes d’orgasme, clitoridien ou du point G, mais un orgasme par stimulation externe et un autre par stimulation interne du clitoris, l’un n’allant souvent pas sans l’autre…

« Le clitoris est comme un ballon qui se gonflerait par un afflux sanguin lors de la montée de l’excitation, explique Ava Oiknin. A ce moment là, les petits capteurs sensoriels vont venir se coller aux parois du clitoris et se trouver à fleur de peau. C’est ainsi que l’on parvient à l’orgasme ».

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